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Dans "FEELING"
(un magazine rock des 70s)
BIJOU & Co

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Au sommaire sur cette page : Le mag Feeling // Souvenirs : Jean-William Thoury, Maxime Schmitt, Brenda Jackson // BIJOU (1975-1982), Bijou et S.Gainsbourg // BijouSVP

FEELING était un mensuel rock de petit format…
(double-page ci-dessous à peu près en taille réelle)
Dans le numéro 1 (fin 77), un des tout premiers articles sur le groupe BIJOU...
(par Brenda Jackson, rédactrice en chef)

Bijou, dans Feeling n°1

Dans le N°7 de FEELING, une photo de BIJOU avec les Flamin' Groovies :
Bijou + Groovies


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Et quelques petits souvenirs rock associés...

 

Eden rockers"Légendaire" photo de 1974...
Stevie Dixon, Maxime Schmitt et Jean-William Thoury devant l'Eden, un cinéma de Juvisy (banlieue sud de Paris)

 

Déjà journaliste rock, Jean-WilliamThoury allait devenir quelques années plus tard le créateur et quatrième membre de BIJOU (manager, parolier, etc). Il reste un des plus éminents spécialistes français du rock'n'roll (écrits paraissant régulièrement dans Jukebox magazine, Rock & Folk, etc).

Ouvrages de JWT: (liens Amazon.fr)
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Guitariste, Maxime Schmitt joua avec Au Bonheur des Dames et surtout Le Poing (qui accompagna un certain temps Vince Taylor). Chez EMI-Pathé, il fut le responsable du catalogue Capitol (Gene Vincent, etc).  Producteur avec le groupe Ici Paris, puis Mink Deville ("Le Chat Bleu" en 1980), il travailla aussi avec Dutronc et Hardy. Parolier, il écrivit pour Kraftwerk (avec lesquels il faisait du vélo, d'où "Tour de France"...) avant de se mettre à écrire quelques livres :
Il a publié en 2002 un recueil de "petits" souvenirs rock amusés intitulé "FACE B" (au Castor Astral). Et en 2004, dans le même esprit (proustien ?) et chez le même éditeur, "Cinéma perdu".
PS: Et en 2006, Vélo volé
amz (anecdotes sur le cyclisme cette fois)

livreamzlivreamzlivreamz(Liens Amazon.fr)

PPS: En 2007, Maxime a produit l'album des Plastiscines !

 

 

 

 

 

 

 


Pour en revenir à notre photo de l'Eden vintage (dont il est d'ailleurs question en page 126 de Face B, de Maxime S), elle fut sans doute prise par Jean-Louis Lamaison, ce qui nous amène à la suivante (de la même époque)...

JLL-JWT-etcDe gauche à droite : Jean-Louis Lamaison, qui fut d'ailleurs le tout 1er batteur de Bijou (vers l'époque de cette photo), et qui écrivit dans de nombreuses revues rock (R&F surtout, en tant que spécialiste soul). Il est aussi un très grand admirateur de Steve Winwood et Traffic, tout comme votre serviteur...
Puis JW Thoury (debout), et sa fiancée d'alors Brenda Jackson (à droite, appuyée sur le banc).
Assis, Maxime Schmitt et son amie (plus une caméra super8 qui semble s'ennuyer sur le banc).

 

Brenda Jackson, en 1974, portait déjà ce super pseudonyme du même type que le nôtre : formé en accolant deux noms d'artistes adulés ! (Brenda Lee et Wanda Jackson dans son cas, des pionnières du rock !). Elle fut une des premières rock-critiques au féminin en France, puis travailla ensuite longtemps à Canal+, pour la production d'émissions musicales. Après JWT, Brenda était devenue l'amie de Phil Manoeuvre, épisode raconté dans le livre "L'Enfant du rock"... Ce même Manœuvre qui allait la saluer une dernière fois dans un édito de Rock & Folk de Décembre 2002 consacré aux décès presque simultanés de Brenda et de Dominique Laboubée (le chanteur des Dogs).

PS: Retrouvé cet hommage biographique sur Brenda paru dans Musique Info du 18 Octobre 2002 :
Brenda Jackson est née (ces choses-là ne s'inventent pas) en même temps que le rock'n'roll. Venue d'Algérie à Paris, elle est une typique enfant des sixties, découvrant à la fois les Beatles, Salut Les Copains et Elvis Presley. Après des études juridiques (droit international), elle refuse son destin de juriste et commence à écrire des articles sur la musique rock. Elle sera notamment la première journaliste à chroniquer un concert des Sex Pistols dans la revue Best. Rédactrice en chef du mensuel Feeling à la fin des années 70, elle veille sur la new wave en général (et le groupe Bijou en particulier) avec un égal bonheur. Embauchée par la compagnie américaine A&M, elle lance en France The Police, Joe Jackson et Garland Jeffreys. 1981 : la Force Tranquille est là. La télévision change et Brenda Jackson travaille avec Alain de Sedouy et Frédéric Mitterrand sur des samedis après-midi télé radicalement différents. Grâce à l'émission Mégahertz (présentée par Alain Manneval), la France ébahie découvre la new wave, Kid Créole et les Coconuts, Indochine, et Chagrin d'Amour. De 82 à 84, Brenda coanime sur France Inter les émissions rock de Philippe Manœuvre (Intersidéral, Je Fais Du Rock). La première, elle romance la vie d'Elvis Presley à la radio. Puis Brenda passe sur Antenne 2 où elle devient l'assistante fétiche des Enfants du rock. De cette époque épique date sa rencontre avec Pierre Lescure et Alain de Greef. L'émission dont s'occupe Brenda (Sex Machine) est un triomphe. Mais alors que l'équipe des Enfants reçoit son premier Sept d'Or, en 1984, elle prend la très difficile décision de quitter Antenne 2 pour répondre à l'appel de Lescure... Dès les premiers jours de Canal, Brenda en sera donc la « Madame Musique ». Une personnalité à l'oreille d'or qui produira quelques grands moments de télévision : Michael Jackson en direct de Roumanie, les Rolling Stones en direct d'Allemagne, l'invention des Rockumentaire, les Nuits spéciales consacrées à Johnny Hallyday, aux 100 meilleurs 45 tours de tous les temps, à Françoise Hardy, l'interview exclusive de Bruce Springsteen par Antoine de Caunes, la venue de Prince à NPA, Babylone Yé-Yé... Avec humour et amour, elle avait géré la production d'innombrables vidéo-clips français, toujours prête à écouter, aider, apprécier la musique des autres. En 2001, épuisée par une dure maladie, Brenda quitte Canal+. Très vite, avec son mari, le chanteur Johnny Simms, elle retrouve des forces et décide de produire à son tour des disques. Elle venait de terminer le premier et pensait déjà au suivant quand, le 9 octobre 2002, une hémorragie foudroyante l'a arrachée à son mari et à ses amis.

 


2 ou 3 trucs sur BIJOU (version originale).
(rock'n'roll [en] français de la fin des 70s)

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En haut: l'instrumental "Dynarock", au festival de Lyon-Fourvière 1978 (extrait du film "New Wave French Connexion")
Ci-dessus (de l'émission Chorus de 1978) Ton n° de Téléphone, Danse avec moi, Art Majeur, Non pas pour moi !, Vieillir + Rock à la Radio (de 1981) sur celle de dr.

Quelques vidéos de plus, en "pop-up" celles-ci (cliquez sur le fluo jaune) :

VidéoPopUp Serge Gainsbourg avec Bijou - Les Papillons Noirs (Version Inédite) 9-4-1978 TV Musique and Music

VidéoPopUp Bijou (avec Chris Spedding) "il revient", Palais des sports Paris 9-6-1979 Reprise de Gene Vincent figurant sur l'album Rockmania (avec les Dogs, Go-go Pigalles, etc)

VidéoPopUp BIJOU "rock à la radio" En 1981, "Le groupe de rock français BIJOU, sur la scène de la MJC de Chilly Mazarin, interprète : "Rock à la radio", "Tout tu étais tout", "C'est la panique", "Ne crois pas", "Rien qu'un doute", "P. 38" et "Je hais les mecs comme toi". Total 20mn, mais gratuitement, on n'a droit sur l'INA qu'au premier titre…


BIJOU et Gainsbourg…

Bijou et Gainsbourg_____
Gainsbarre poing levé, encadré par les Bijou Philippe et Vincent... (1979 sans doute)
Et à droite, Jacques Perotte (sur Fr3 Basse-Normandie) et Philippe Dauga commentent quelques documents audio et vidéo inédits relatifs à leur collaboration avec Serge Gainsbourg (qui entraîna, rappelons-le, le retour à la scène de celui-ci…)


quelques liens...

------------(Long box 4 CD)

On a retrouvé ce texte de Michel Chemin (dans Libération), extrait :
...Palmer, Dauga et Dynamite secouaient le cocotier du rock Frenchy avec leur style épuré, plus près des racines, pour mieux l'emporter musicalement au-delà de ce que Téléphone, par exemple, était capable de produire. Côté textes, Jean-William Thoury, quatrième Bijou dans l'ombre, fut d'un apport déterminant.
Le succès fut immédiat, le malentendu aussi. Reprenant l'histoire du rock français là ou Ronnie Bird et Dutronc l'avaient laissée, les Bijou furent labellisés punks, allez savoir pourquoi. Chacun de leurs albums était ciselé tel un petit trésor. Des titres courts et punchés, Garçon facile, Comme tu es belle, OK Carole, le Kid, Ton numéro de téléphone ou Rock à la radio, ont cartonné. Leur reprise des Papillons noirs conduira ni plus ni moins Gainsbourg à refaire de la scène, avec Bijou d'abord, ponctuellement, puis en solo.
Retour négatif. Passant de la banlieue aux clubs branchés, les Bijou troquèrent rapidement le cuir pour le costume sombre des jeunes gens modernes. Il y eut un phénomène Bijou, fan-club et revue à l'appui. Dans sa quête du rock parfait, le trio est monté haut et s'est brûlé les ailes. Tiraillé par des influences divergentes, le groupe n'a pas résisté. Bijou mit les pouces en pleine gloire. Comme presque toujours, la frustration fut considérable.

Personnellement, on avait encore revu BIJOU au festival rock de Pierrelatte en Septembre 1982... Rien trouvé sur le web à propos de ce festival qui réunissait pourtant Carte de Séjour, Electric Callas, les Stunners, et Bijou donc. Même que votre serviteur était rentré à Lyon en Harley Davidson avec eux (Dynamite, Thoury et Palmer.. Et mézigue pas trop rassuré à 170 sur le tansad de ce dernier avec un casque genre soldat allemand forcément pas du tout homologué !! Mais aujourd'hui Vincent semble à peine se souvenir qu'il a jadis chevauché une Harley !). Leur set de Pierrelatte avait d'ailleurs été enregistré  par Olivier P. de Radio Bellevue et vous pouvez peut-être encore en télécharger le bootleg en passant par dimeadozen.org (adhésion nécessaire et pas évidente. Ca fait partie de The Lyon Tapes Collection de "lolive").

...Ci-dessous, une vidéo plutôt gag : BIJOU avec Depardieu en chanteur, c'était dans un film de 1980 "Je vous aime" (avec Deneuve, Gainsbourg, Souchon, Trintignant...)

 

Petit retour en 1988 de BIJOU diminué (sans Dynamite… et sans Thoury) mais avec punch néanmoins
avec notamment le 45t LOLA (paroles de Jacques Duvall) >> VidéoPopUp BIJOU "Lola"
Et en face B… VidéoPopUp "Passage Souterrain"
À cette même période, une interview de Palmer et Dauga par Thierry Ardisson (Lunettes noires pour nuits blanches)! VidéoPopUp Interview du groupe Bijou - Archive INA


2014 : Le 8 Avril 2014, parution aux éditions L'Écarlate de "BIJOU, Vie mort et résurrection d'un groupe passion" par Jean-François Jacq (déjà auteur, au rayon rock, d'un ouvrage sur Olive de Lili Drop, etc ("Le soleil noir du rock français : Olivier Caudron…").

Notez que le titre du bouquin était celui d’un morceau de Bijou, lui-même dérivé d’une chanson de Gainsbourg (Vie, mort et résurrection d'un Amour Passion). Jean-François Jacq a finalement écrit cette somme “que tout le monde attendait” sur la singulière carrière de ce groupe passion. Une somme, parce qu’un tel bouquin, un livre “pour les fans”, c’est d’abord une accumulation de noms, de faits, de dates qui peut évidemment vite tourner à l’indigestion… JFJ fait bien sûr ce qu’il peut pour minimiser cet écueil et il y parvient plus ou moins en mélangeant à son propos beaucoup de réflexions sur le rock français notamment… réflexions qui peuvent s’avèrer un peu répétitives aussi.

Bijou, groupe singulier, adepte puriste du rock et de la langue française, et qui en pleine période punk reprend le flambeau d’un rock français abandonné une bonne décennie auparavant par Les Chaussettes Noires et consorts. Bijou, groupe façonné amoureusement par son manager Jean-William Thoury, qui va jusqu’à “baptiser” Palmer et Dynamite de leurs pseudos respectifs… Où l’on peut d'ailleurs déjà déceler que Dauga, le troisième larron scénique était dès le début un peu plus réfractaire que les deux autres pour entrer dans ce moule (sculpté par JW)… Plus tard, vers 1981, Philippe sera aussi celui qui traînera les pieds devant leur engouement rockabilly et le seul d’ailleurs à ne pas adopter la Harley-Davidson pour ses déplacements !!

Bref, vous avez là toute l’aventure, avec tous les albums (dont bien sûr l’histoire du controversé 3e en ’79 avec les Sparks) et tous ces noms qui reviennent comme ceux de Marc Zermati, Paul Scemama, Jean-Louis Lamaison, Maxime Schmitt, Brenda Jackson, Philippe Manœuvre (d’abord réticent) etc, et puis Serge Gainsbourg bien sûr, dont la démarche progressive de retour à la scène est bien détaillée. Sans oublier Marie-France, avec laquelle les Bijous (orthographe agréée) enregistrent cet album devenu mythique, “39 de fièvre” où brille encore tout le talent de Palmer, guitariste extraordinaire. Bref, un ouvrage évidemment indispensable à tous ceux qui ont connu, qui connaissent encore la passion Bijou.
SD.

Ça nous fait penser à vous mettre ici un titre de cet album de Marie France "39 de fièvre" avec Bijou (dont il ne manquait là que Dauga).
Voici "Le Diable en Personne", la reprise de Shakin' all over, sur laquelle Palmer faisait évidemment des étincelles…

 


Au XXIe siècle, la suite :

BIJOU SVP
(= Sans Vincent P., mais toujours avec Philippe D.!)   

 

??(Liens Amazon.fr)??--??

2014/2015 : Nouveau line-up pour le trio avec Frantz Grimm à la guitare et Jo Matiss à la batterie…
Interview de Philippe Dauga pour préciser tout ça : www.rock-interviews.com/…

Et nouveau site web BIJOU également : bijou-grouperock.fr <<

Une vidéo live du nouveau groupe : VidéoPopUp BIJOU ROCK LA DYNAMO TOULOUSE 2014

Une page Vimeo avec la vidéo de Rock en Morvan 2015 et un texte de Tony Grieco…

 


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